Contrat de Ville

Les jeunes de la cité Kerkéna inauguraient il y a 1 an, une fresque flamboyante sur un des murs de leur quartier.
Sous les conseils avisés de l’artiste Kebz, certains découvraient alors le plaisir de la peinture à la bombe tandis que d’autres en profitaient pour parfaire leur coup de peinture.
A l’occasion de ces vacances d’été, “Tom Sawyer” et “Maurice le pingouin” ont rejoint la déco de la ruelle ajoutant encore un peu plus de couleurs au quartier.
L’art urbain fait partie des activités les plus prisées par les jeunes.
Dans le cadre d’une action portée par le Contrat de ville et la SIDR, une dizaine d’entre eux a participé durant une semaine à la réalisation de cette nouvelle fresque grâce à l’appui de l’association Graffiti 974.
Dans ce quartier du Gol, c’est effectivement la 2ème création des nouveaux artistes de rue.
Située face à la précédente, celle-ci fait cohabiter “Tom Sawyer”, héros légendaire des années 80, avec “Maurice le Pingouin”, personnage de dessin animé un peu plus contemporain dans la cour des calbanons, vestiges hautement symboliques du quartier.
Ludivine Imache-Latour, élue déléguée au développement culturel et à la valorisation des arts urbains, est allée à la rencontre de chacun des jeunes, le vendredi 21 janvier, pour partager leur passion des dessins à la bombe, qu’ils ont aussi laissé parler sur des vinyles et des coques de téléphone.

C’est un projet bien original dont ont profité les jeunes de la cité Kayamb pendant ces dernières vacances scolaires.
Dans le cadre des actions du Contrat de ville en partenariat avec la Semader, 4 d’entre-eux se sont portés volontaires pour la réalisation d’un court-métrage intitulé “Apprends-moi à rêver”. Acteurs, technicien du clap ou du son, ils ont ainsi pu découvrir différents métiers du cinéma.
“Apprends-moi à rêver” est un court métrage écrit par Flavien avec et pour les jeunes de la cité Kayamb.
Le futur court-métrage raconte la vie d’une jeune fille de la cité qui n’a plus de rêve et passe ses journées à errer au pied des immeubles. Un jour, sa route croise celle d’une petite fille qui s’amuse à construire des avions de papier.
Une rencontre qui va totalement changer sa vie.
Les ateliers de Flavien proposent ainsi aux cinéastes en herbe la possibilité de réaliser un film en touchant aux différents métiers du cinéma.
Maïssa, Inaya, Chrismaëlle et Florent sont donc tantôt acteurs tantôt techniciens mais toujours volontaires pour essayer de nouveaux rôles.
Une aventure qui pourrait effectivement faire naître d’autres rêves pour ces jeunes qui sont restés au quartier pendant les vacances.
Après le clap de fin, le vendredi 21 janvier dernier, Flavien se chargera du montage et souhaite inscrire la production à la fête du court métrage prévue au mois de mars prochain.

Les enfants de la cité Kayamb au Gol ont bénéficié durant ces vacances d’été de tout un panel d’activités au pied de leur immeuble.
En partenariat avec la Semader [dans le cadre de l’abattement de la TFPB qui permet au bailleur d’améliorer le cadre de vie et d’animer le quartier], le Contrat de ville a confié à l’association Réunion Loisirs, la tâche d’agrémenter les vacances des enfants de la cité.
9h30, le 14 janvier, Ryan tout juste sorti de sa grasse matinée descend au LCR de sa cité pour rejoindre Fatou et les petits camarades et profiter des activités mises à leur disposition par Réunion Loisirs et ses animateurs.
Au programme comme tous les jours de la semaine, dessins, fabrications de bijoux ou construction avec Aurélie, éducatrice spécialisée dans le Programme de réussite éducative, mais aussi des animations plus sportives comme le tennis ou le tir à l’arc.
Cette offre, qui vient compléter les dispositifs des centres de loisirs et des sports vacances, représente une bulle d’oxygène pour les enfants des quartiers prioritaires.

Les dames des quartiers prioritaires du Centre ville et de la Zac Avenir se sont plongées dans une activité “lontan” pendant ces vacances.
En effet, dans le cadre des actions du Contrat de ville en partenariat avec la SHLMR, un atelier de couture chapeauté par BNM Créa couture a été mis en place dans le LCR les Seychelles avec comme activité principale la réalisation de rosaces.
“Dan tan lontan, ici la Rényion, nout bann mémés té i coude tapis mendiant. Po sa zot té en serve tout’ bann reste tissus.”
Autrefois, les grands-mères, les mamans confectionnaient elles-mêmes les vêtements de leurs enfants. Elles gardaient ensuite toutes les chutes de tissus, qu’elles récupéraient aussi avec des voisines pour en fabriquer des rosaces.
Ce sont des petites pièces de formes diverses, le plus souvent carrées ou hexagonales cousues à l’aide d’un petit patron en carton.
Les rosaces de toutes les couleurs étaient ensuite assemblées à la main pour la confection de napperons, “de piquettes” pour les bébés ou encore de dessus de lit.
Cette activité du passé, Marie-France et Gérard de BNM Créa couture ont souhaité la transmettre à d’autres personnes au gré d’ateliers ou d’expositions diverses.
A la Zac Avenir, ce 11 janvier, les couturières débutantes confient avoir eu un véritable coup de coeur pour cette activité. “Lé agréable, nou fabrik des jolies choses et y détend” nous confie l’une d’elle.
Certaines ont l’intention de poursuivre chez elle leurs sets de table démarrés lors de l’atelier et pourquoi pas partager cette passion naissante avec des amies ou des voisines et se lancer dans des créations encore plus élaborées comme le tablier qu’arbore ce jour-là, Gérard.

Dans le cadre d’un projet du Contrat de ville en partenariat avec le “Labo des Histoires”, de jeunes Rivièrois se sont lancés l’année dernière dans la découverte du métier de journaliste reporter. Après un semestre d’apprentissage, découvrez le numéro 1 de “Zistwars La Rivyèr”.
Durant tout un semestre, 5 collégiens ont mené leurs mini-enquêtes, fait des recherches et des interviews, avec notamment une rencontre avec Eric Fontaine, adjoint au maire, pour la réalisation d’une gazette de quartier.
Ils sont ainsi allés sur la piste de Monsieur Hégésippe Hoarau qui a donné son nom à leur établissement, à l’église Notre Dame du Rosaire mais aussi sur quelques tombes connues au cimetière de La Rivière.
D’ailleurs en feuilletant leur gazette, certains pourront apprendre pourquoi La Rivière est appelée ainsi.
Suivis dans leur projet par Edith Ginoux, intervenante du Labo des Histoires et Brigitte Hoarau, médiatrice de rue, les 5 journalistes proposent un premier numéro de Zistwars La Rivyèr à voir ici :
Si d’autres collégiens sont intéressés, ils peuvent rejoindre l’équipe de reporters tous les mercredis à partir de 12h15 au collège Hégésippe Hoarau.

Les dames du quartier de la Palissade, accompagnées par le Contrat de ville et l’association “Le poids des mots” étaient aux fourneaux pour un atelier impulsé grâce au Fonds d’initiative de proximité, intitulé “Préparons les fêtes”.
Il flottait une bonne odeur de petits plats cuisinés, ce jeudi 9 décembre dans le centre social de la Palissade.
Quelques habitantes du quartier de la Palissade avaient émis le souhait de mettre en place des ateliers de cuisine au sein de leur quartier. C’est ainsi qu’avec l’aide de la cheffe de projet de secteur et de l’association “Le poids des mots”, elles se sont lancées dans leur action.
Grâce à un financement de la collectivité et de l’Etat dans le cadre des fonds d’initiatives de proximité (FIP), une dizaine de participantes s’est retrouvée sur 4 ateliers où elles ont pu apprendre à cuisiner goûteux, diététique et à moindre coût.
Confection de plats créoles ou mauriciens, rencontre avec un diététicien pour mieux appréhender l’équilibre alimentaire, aux côtés de Ornella, de l’association “Le Poids des Mots”, ces femmes ont appris comment cuisiner différemment tout en préservant le goût péi.
Et pour leur dernier atelier, elle se sont retrouvées autour d’un repas de fête fort copieux . Dès 9h du matin, elle se sont affairées pour concocter , jus de fruits frais, farandole de verrines, ananas surprise, riz aux légumes accompagné de son poulet forestier et pâté créole.
Un menu que certaines ont bien l’intention de refaire à la maison pour leur famille.
“C’est un repas simple, bon, à la portée de toutes les bourses et équilibré”
indique Ornella.
L’association “Le Poids des Mots”, présidée par Fabrice Socolingom a été créée il y a plus de 11 ans.
Elle accompagne au quotidien, des personnes qui souffrent du jugement et des mots trop souvent péjoratifs des autres sur leur apparence, un “poids” qu’elle tente de faire disparaître au travers de leurs diverses interventions.
