Contrat de Ville

"Les mortels, les Semi-Dieux, les Olympiens ou les Titans”, ce sont là les 4 catégories de figures qu’il est possible d’exécuter sur un “parkour” de street workout.
Cette discipline émergente à mi-chemin entre la gymnastique et la musculation attire de plus en plus de passionnés sur le territoire saint-louisien.
Après la visite de Yohan Bounegad, champion du monde, sur le masterclass en juillet 2021, les jeunes ont souhaité renouvelé l’expérience.
Depuis le mois dernier, grâce à l’appui du Contrat de ville, chaque lundi à partir de 16h30, ils se rassemblent sur l’aire de street de la gare routière pour s’entraîner sous les conseils de l’association “Bèk la barre”.
Entre figure statique comme la Straddle planche, plus dynamiques comme le 360 pull up ou la pompe typewriter, les jeunes mettent de la passion dans la pratique pour qui sait peut-être prendre une place dans le prochain championnat du monde.
Association Bèk la barre : 0692 07 03 42

La Ville a souhaité soutenir les actions et initiatives solidaires au coeur des quartiers, ainsi, les habitants du quartier de Roches Maigres ont émis le souhait de se retrouver pour une journée de partage.
Grâce au Fonds d’Initiative de Proximité (FIP) et soutenu par le Contrat de ville et les ambassadeurs de quartier, l’événement s’est organisé en deux temps dans le Parc Méroc : un Dékouv’ marmite -écourté par le mauvais temps le 20 mars dernier- et une après-midi récréative sur le thème de Pâques le lundi 18 avril.
Après la traditionnelle chasse aux oeufs, les habitants ont eu droit à un concert en privé de Gramoun Eliard, Fanm Soukwé ainsi que Emiguël et son copain zoreil.
Ces 2 journées ont laissé de bons souvenirs aux petits et aux grands.

“Notre ville regorge de belles énergies citoyennes”: c'est avec ces quelques mots révélateurs de l'esprit du projet que Madame le Maire s'est exprimée lors de restitution de l'exposition "Zistoir domoune à Moulin Maïs.
Soutenu par le Contrat de ville et la Région Réunion, le projet est une belle rencontre entre des habitants de différents quartiers, de cultures variées et de tous âges.
A l’initiative de l'association Juliette au pays des marmailles "Zistoir Domoune" propose des regards croisés sur la notion d’identité, de genre et de rôles et donne un spectacle flamboyant où le visiteur se laisse vite transporter.
Ludivine Latour-Imache, adjointe déléguée au développement culturel ainsi que Yannicke Séverin, élue du quartier de Bois de Nèfles Coco ont également profité du spectacle...

Arlette Ponin Gobalou, présidente de l’association “Les Inséparables” a entraîné les femmes de son quartier sur les vestiges des “Kalbanons” du Gol. Elles étaient ainsi une petite dizaine à s’improviser reporters aux côtés de Patrice Pongérard, ethno-historien et Laurent Hoarau, historien. Cette initiative, portée par le Contrat de ville a fait naitre une expographie que vous pouvez découvrir à la maison de projet du Gol jusqu’au 9 juin prochain.
“Dan le Gol, néna des zistwars que lé vréman touchant, y fo nou fé sorte a li”
raconte Arlette Ponin Gobalou qui vit dans le quartier depuis 38 ans.
Les membres de l’association qui y vivent pour certaines depuis 10 ou 20 ans confient qu’avant leur rencontre avec Arlette, elles ne connaissaient rien de leur quartier.
Elles sont parties sur les traces des Kalbanons, ces petites habitations faites en pierre, en chaux et parfois en paille qui abritaient misérablement les esclaves puis encore les travailleurs immigrés indiens sur les terres de l’actuelle usine sucrière.
De ces ruines, nos reporters ont ramené des images et des histoires parfois poignantes, comme celle de Denise Mouniama qui a habité autrefois dans ces petites cases ou encore Jean-Pierre Tréroul.
Ces anciens du quartier racontent avec émotion et nostalgie la “vie dann tan lontan”, comment ils mangeaient sur des gonis à même le sol, allaient jusqu'à la ravine pour se laver ou pour faire les lessives, une vie de misère racontent-t-ils mais aussi une époque où l’entraide était tellement plus présente qu’aujourd’hui.
L’expographie “Kalbanon le Gol, pasèr la mémwar” raconte toutes ces anecdotes sur les kalbanons mais aussi la “boutik geroges”, les coupeurs de blé, le livre noir du travail forcé...
“La mémwar là y fo nou fé revive a li” indique Pascal Mangué, élu du quartier présent aux côtés de Dominique Rivière-Amazingoi, élue déléguée à la valorisation du patrimoine et Bernard Marimoutou, élu du Conseil municipal, pour saluer le travail d’envergure réalisé par les habitants.
Madame le Maire dans son discours a elle aussi souligné la richesse du travail mené par l’association sous l’impulsion du Contrat de ville : “L’envergure de votre projet dépasse totalement les limites du quartier, derrière ce que vous avez entrepris, il y a la mémoire du Gol mais c’est aussi la mémoire de la ville et même celle de La Réunion.”
Forte de ce lien de proximité qui se tisse au sein de ce quartier, l’équipe municipale espère renforcer cette belle dynamique en les accompagnant dans la suite du projet pour faire revivre ces lieux hautement historiques et qu'enfin “ le Gol y dékol” avec ses habitants.
Venez découvrir cette expographie à la Maison de Projet du Gol jusqu'au jeudi 9 juin 2022

La culture hip hop et les arts urbains font partie des orientations fortes sur lesquelles la Ville de Saint-Louis a choisi de s’investir. Ainsi, si les murs des quartiers illustrent l’amour du H.I.P H.O.P, c’est aussi dans le le cœur des jeunes des quartiers que cette passion se développe avec l’émergence de danseurs de talents : les B.girls et B.Boys.Comprenez : les breakers filles et garçons.
Rencontre avec certains d’entre-eux à Roches-Maigres....
Dans le cadre de la politique de la ville, les jeunes des quartiers prioritaires ont pu s’initier au break dance durant plusieurs mois sous les conseils de Nicolas Hoarau, animateur au sein de l’association Cœur de rue.
Ils étaient ainsi une quinzaine de jeunes à proposer une démonstration à leurs parents le mardi 1er mars, au gymnase de Roches Maigres à Saint-Louis.
Madame Ludivine Imache-Latour, élue déléguée à la valorisation des arts urbains a assisté à la représentation avec beaucoup d’admiration. Celle-ci espère voir ses graines de champion atteindre des sommets comme les Bboys Tim ou encore Brice, champion en handidanse nationale.
Après quelques mois d’entraînement, ils ont déjà fait preuve d’une belle discipline et de toute l’attitude nécessaire aux plus grands danseurs.

Se poser, se demander comment on va, s’écouter... il est parfois difficile dans cette course que nous menons chaque jour, de prendre du temps pour soi.
Dans le cadre des actions du Contrat de ville, des ateliers bien-être ont été organisés à destination des femmes de la Riviere.
Les téléphones portables sont placés en mode avion, oubliés les corvées ménagères, le travail, les enfants, la famille, les tracas du quotidien.
Ce mardi 1er mars, au LCR Pauline, elles sont 8 femmes réunies autour de Virginie Binot, bénévole de l’association Vie Libre et auteure d’un livre intitulé “La magie de croire en soi”.
Ensemble elles prennent une pause pour méditer sur soi et s’offrir un lâcher prise. C’est de cette façon que l’intervenante espère les voir commencer dorénavant chacune de leur journée ; en étant à l’écoute de soi.
Un conseil qu’elles envisagent de suivre tant la séance de méditation leur aura été bénéfique autant que les 3 précédents ateliers.
A la veille de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l’objectif de ces moments de partage était de permettre à ces femmes de prendre conscience d’elle-même et mieux appréhender les différentes situations qu’elles sont amenées à vivre au quotidien pour mieux gérer leurs émotions et incarner fièrement l’énergie féminine.
Si vous souhaitez participer aux différents ateliers du Contrat de ville pour le quartier de la Rivière centre, contactez la cheffe de projet au 0692 81 42 52

