Culture

L'action "Kabar Antigone" retenue dans la programmation 2021 du Contrat de Ville s'est achevée ce vendredi 1er octobre avec l'invitation de la Compagnie Kisa Mi Lé de l'ensemble des participants aux ateliers à l'avant 1ère de la représentation de la pièce Antigone au Théat Plein Air de Saint-Gilles.
Une trentaine de personnes ont ainsi pu assister à cette pièce mythique de Sophocle à la sauce kréol avec bien sûr des comédiens réunionnais.
Cette invitation fait suite aux différents ateliers théâtre menés par la compagnie Kisa Mi Lé dans trois quartiers prioritaires de la ville (Roches Maigres, Bois de Nèfles Cocos et la Rivière centre).
Ces ateliers ont concerné des jeunes comme des adultes sur les thèmes de :
- la place de la femme autour des figures d'Antigone, la posture et la prise de parole ;
- la prise de parole et la confiance en soi sur le champ des possibles que le maloya peut offrir ;
Par le biais de cette action, les habitants des quartiers prioritaires ont eu l'opportunité de découvrir le milieu théâtral sous un angle différent tout en "cotoyant" les lieux culturels départementaux (visite des coulisses du Théat Plein Air de Saint-Gilles lors de la répétition de la pièce le 15 Septembre dernier) et aussi d'assister à diverses représentations des compagnies présentes sur le territoire.
Les professionnels en la matière tels que Jean AMEMOUTOU (petit-fils de Maxime LAHOPE), Léonne LOUIS, Daniel WARO, Daniel LEOCADIE et Sabine DESGLISE se sont investis pour permettre à cette population Saint-Louisienne de s’approprier ce monde en termes de pédagogie et de spectacle.

Boris Gamaleya était un poète Réunionnais, un pionnier des études créoles et défenseur de La Réunion.
Né à Saint-Louis le 18 décembre 1930, il aura laissé derrière lui 11 recueils de poésie, un " roème ", une pièce de théâtre, et plusieurs contes populaires en créole.
Dans le cadre de la #DecadeGamaleya, du 20 au 30 septembre 2021, la Ville de Saint-Louis a tenu à rendre hommage, le temps d’un après-midi, à ce grand poète Saint-Louisien, le dimanche 26 septembre dans les jardins de l’ancienne bibliothèque de la Rivière, autrefois dénommée la maison Fiagues : « ce n’est pas un hasard que de se réunir sur les terres de son enfance… tout près à quelques encablures, se trouve la maison là où il a grandi » a déclaré Madame le Maire dans son hommage avant d’annoncer « nous allons travailler au choix concerté d’un espace municipal dédié à la culture auquel il serait donné le nom du poète ».
Le choix de ce lieu se fera en concertation avec les élues déléguées au Patrimoine Madame Dominique Rivière et à la culture Madame Ludivine Latour, présentes pour l’occasion, et les membre de la famille de Boris Gamaleya.
La programmation menée par Danielle Barret, commissaire de l’événement, a permis d’apprécier l’exposition itinérante retraçant la vie de ce grand poète mais aussi découvrir ou redécouvrir, une projection de documents d’archives, une déclamation de poésie faite par Daniel Léocadie ainsi que plusieurs hommages des membres de la famille notamment de sa fille, Florence Gamaleya.
L’artiste peintre Saint-Louisien, Jimmy Cambona, a quant à lui réalisé, en live, un portrait du poète qui sera offert à la Ville.
A noter que, l’objectif de cette Décade est de permettre aux Réunionnais de mieux connaître l’œuvre de Boris Gamaleya et le parcours du pionnier des recherches sur le créole et l’identité réunionnaise.

Comment les premières populations sont arrivées dans la Plaine du Gol ? Comment vivait-on autrefois dans le quartier ?
La 38ème édition des journées du patrimoine a été centrée sur l'histoire du quartier du Gol "anciennement Golfe", berceau du peuplement de Saint-Louis, mais aussi témoin des camps d'esclaves.
L'association "Les inséparables" a ainsi proposé au visiteur un voyage "dans tan lontan" au travers d'une pièce de théâtre qui raconte les pratiques quotidiennes des familles qui vivaient, par le passé, aux portes de la sucrerie construite en 1817. Elle proposait également des gâteaux lontan et des objets artisanaux.
Une histoire également partagée par Sully Fontaine, responsable du service patrimoine à Saint-Louis.
La salle Moulin Maïs à Bois de Nèfles Cocos offrait une exposition sur les monuments célèbres de Saint-Louis comme Maison Rouge ou encore l'église Notre Dame du Rosaire, une exposition qui est toujours visible.
Du 2 au 13 août, le Centre Socio Culturel de la Palissade accueille un stage d'initiation aux métiers du cinéma.
Plusieurs jeunes du quartier vont, durant ces 2 semaines, écrire et réaliser un court-métrage sur un thème choisi dans leur quartier. Kourmétraz est un dispositif qui s'articule autour la mise en œuvre de stages d'initiation aux métiers du cinéma à la Réunion.
Il recrute et soutient le parcours d’insertion de jeunes habitants des quartiers de La Réunion en s’appuyant sur leur goût pour le cinéma et leur passion commune.
Chaque stage bénéficie à un groupe d'une quinzaine de jeunes (16-25 ans) qui durant 2 semaines testent tous les postes d'un plateau de cinéma, accompagnés par des intervenants professionnels, du scénario à la réalisation en passant par l’image et le son.
Le film réalisé collectivement pourra ensuite être projeté à tous les habitants.
A la fin du stage Kourmétraz, les jeunes bénéficiaires saint-louisiens les plus motivés par l'audiovisuel seront invités à rejoindre le collège jeunes de Cinékour, afin qu'ils puissent mettre à profit leurs compétences et poursuivre leur insertion au sein du cinéma ou l’audiovisuel, en collaboration avec les professionnels du secteur et les Missions Locales.
C’est tout un programme pédagogique qui est développé pour accélérer l’insertion professionnelle, mis en œuvre sur le long terme.
Le Centre Socio Culturel de la Palissade fait partie du CCAS de la ville et organise plusieurs actions en faveur des jeunes du quartier dans divers domaines tels que l’insertion, la culture, ou encore le numérique.
Inscriptions
Facebook : Kourmétraz/Cinékour Cités
Instagramme : Kourmétraz
Mail :


"La misik c manzé po lo kèr"
"La misik c manzé po lo kèr" c'est Ludivine Imache-Latour, adjointe déléguée au développement culturel, qui a donné le tempo de la fête de la musique aux côtés de Jean-Eric Fontaine, 3ème adjoint.
"Nous avons été obligés d'adopter un format sans public, mais nous espérons que ceux qui sont de l'autre côté de l'écran sauront apprécier ce moment", a précisé l'élue.
Et c'est un plateau très coloré que la ville a offert à son public pour cette édition 2021, placée sous la thématique du 40ème anniversaire de la disparition de Bob Marley.
Tantôt plutôt locale avec M'loya DK, des jeunes de Bois de Nèfles Cocos ou des artistes comme Alpha 7 ou Jean Roland Miquel et les "New generation", tantôt plus mystique avec le groupe Tapkal et ses instruments originaux comme le takamba, le merlin, ou encore dans un style plus dansant avec DJ Béton, la soirée s'est déroulée dans une ambiance très chaleureuse.
Tous les artistes ont salué cette initiative saint-louisienne qui leur a permis de reprendre le spectacle et de partager leur passion à travers un format 2.0 que vous pouvez retrouver sur la page facebook Saint-Louis - Ville de Passion
Rendez-vous pris pour l'année prochaine où tous espèrent pouvoir "craz un lambians ansanm" dans un contexte sanitaire plus apaisé.

L'école municipale de danse et de musique du Gol en partenariat avec le Contrat de ville et l'association Klé de Sol ont lancé en octobre dernier un atelier d'éveil musical pour les enfants de 5 à 8 ans.
Chaque mercredi, pendant une heure les enfants découvrent ainsi de manière ludique le chant et les instruments comme le xylophone ou encore le piano.
Au travers de petites contes, ils apprennent les sons, les nuances, et à lire les partitions...
Après 2 mois d'apprentissage, les musiciens en herbes ont donné le 16 décembre leur première représentation. Une première qui laisse augurer la naissance de futurs grands talents.

L'action Guétali se poursuit grâce à la Région Réunion.
La ville de Saint-Louis a eu la chance, le samedi 31 octobre dernier d'accueillir à l'école de musique du Gol, une partie de la compagnie "La Pata Nagra".
"Fragments de petites conspirations" est un spectacle écrit et mis en scène par Isabelle Martinez qui parle de petites scènes de la vie quotidienne.
Sandrine Ebrard et Filip Auchère, comédiens, se sont partagés la scène pour nous faire vivre des petites « tragédies ordinaires ».
Celles-ci nous font entrer dans l'intimité de trois personnages qui nous ressemblent un peu, et se déploient avec humour et acidité, mettant en lumière ces choses en apparence insignifiantes, presque invisibles, mais qui racontent quelque chose de nous, quelque chose du monde.

La ville Sain-Loui ek la Rézion la mèt la main ansanm po valoriz nout kiltir kreol dann koko po la somèn kréol.
Le temps d'une journée, le site de Moulin Maïs s'est transformé en un village créole. Au gré de sa déambulation dans les jardins du site, le spectateur pouvait s'arrêter sous des stands pour y découvrir différentes traditions locales.
Tisanes péi, peinture en libre expression, fabrication de tambours malbars, maquillage mahorais, exposition d'objets lontan ou de livres en créole,...les découvertes ont été riches.
Thierry Gado, 41 ans, s'est attelé de bonne heure ce jour là à la fabrication d'un kayamb. Il lui faut environ 5h pour le réaliser.
Enfant, il a passé de longues heures a observé ses "tontons" avant de se lancer à l'âge de 13 ans dans son premier kayamb. Il ne s'est jamais plus arrêté n'ayant de cesse d'améliorer sa technique avec un ingrédient primordial.
"Un bon kayamb, y fo ou fé à li avec amour. Sa lé komm un bon cari" nous confie-t-il.
Thierry a eu la chance que ses aînés lui transmettent cette passion que lui même espère redonner aux plus jeunes.
La transmission, un des premiers objectifs de Ludivine Imache-Latour, adjointe déléguée à la culture et aux arts urbains. "Nou lé un peup riche mais y fo nous transmette" a-t-elle souligné dans son discours d'ouverture.
Y fo mèt' an lèr lo fonn'kèr nout' péï, po mèt ansanm' nout' maniyèr viv kréol ! Sa lé in maniyèr kozé, sa lé in fason léspri maziné, in maniyèr roul lo kor sanm la mizik, in kalité fé kui manzé, a encore rappelé Juliana M'Doihoma, ravie de cette première organisation culturelle de sa mandature.
Son équipe et elle même entendent bien rendre à la ville de Saint-Louis sa place sur l'estrade culturelle de La Réunion. Un agenda complet sera construit avec la population et les associations pour que dans tous les quartiers de la ville, la culture reprenne ses droits.

Lespozission Lofis la lang dann "Maison projet" o Gol y rakont koman demoun partou la fé la lang kréol issi La Rényon.
Elle raconte comment, venu du Portugal, de l'Inde, de Bretagne, d'Afrique ou encore de Chine, chacun a apporté un petit bout de son pays pour créer une langue aux mille couleurs. Un peu comme on confectionne un "tapi-mandian" peut-on y lire.
Au fil des panneaux, le spectateur apprend ou redécouvre l'histoire du peuplement de La Réunion. Koman limigrassion la fé la koulèr la lang kréol la Rényon.
On y retrouve aussi "kosa tanbav" ou bien "boubou", et comment écrire le "Kou-d'kongne", et puis encore des textes de Marc Rivière, autrefois pharmacien, passionné de tisanes locales.
Lespozission "Demoun partou..." y arèt le 27 octob
Ou pé war : "Santé, maladi, tizane" ziska le 27 novanm
Maison de Projet au Gol
Du lundi au vendredi de 8h à 16h
Sous les couleurs de la semaine créole, la maison de projet du Gol accueillera deux expositions de Lofis la lang Kréol à compter lundi 12 octobre 2020.
Le visiteur pourra se documenter sur l'orthographe des mots dans la langue créole.
Les expositions :
- Du 12 au 27 octobre : Demoune partou : la lang issi
- Du 12 octobre au 27 novembre : Santé, maladi, tizane Du lundi au vendredi de 8h à 16h
Ezite pa lé gratui, vien war !
