Culture

Classé au patrimoine mondial de l'Unesco le 1er octobre 2009, le maloya, chanté ou dansé au rythme d'instruments divers est surtout inscrit au plus profond de l'identité réunionnaise.
Les élèves de l'école Auguste Lacaussade du Tapage, quartier des hauts de Saint-Louis ne pouvaient manquer cette occasion "po craz un ti lambyans".
Sous la houlette de Rose Ollivier, directrice de l'établissement, ce 2 octobre, la cour de récré a pris des couleurs péi.
Les enfants de l'école ont rencontré pour l'occasion un zarboutan du maloya réunionnais, gramoun Sello qui depuis les années 80 n'a de cesse de promouvoir la tradition des anciens et de transmettre le virus du maloya.
Il a fait découvrir à nos "maloyeurs en herbe" les instruments qui font vibrer notre vrai maloya traditionnel.
Roulèr, pikèr, sati, bob, congas, kayamb, cymbalettes, maracas ou encore toma sont les instruments qui, le temps d'une matinée, ont fait vibrer la cour de l'école mais aussi "lo kèr" de nos plus jeunes.



Ils s’appellent Rigouël, Julien, Mathys, Margaux, Pauline, Iness ou encore Loucas et ce sont des musiciens à l'école de musique du Gol.
Ils accompagnent avec beaucoup d'entrain leur professeur dans un magnifique projet musical.
"Mon zèn tan" est un morceau écrit et composé par Frédéric Joron, artiste et professeur à l'école de musique du Gol qui a proposé à ses 7 jeunes musiciens de se joindre à lui pour faire vivre cette musique par le chant et l'utilisation de divers instruments.
Le mercredi 22 juillet, le projet se finalisait par le tournage du clip qui s'est déroulé sur le site des Platanes aux Makes, l'occasion de découvrir de nouveaux talents.
Une petite pépite bientôt disponible pour le plaisir de tous.

L'artiste David Saman, sa choriste et ses musiciens ont offert aux rivièrois un coucher de soleil au rythme de leurs ballades créoles, le samedi 22 février.
Dans le cadre agréable des jardins de l'ancienne bibliothèque, le public est venu en famille ou entre amis apprécier les titres du bluesman réunionnais élu meilleure voix de l'Océan indien en 2013.
Un concert en toute intimité organisé par La Région Réunion afin d'amener la culture gratuitement au sein même des quartiers.

La salle Moulin Maïs accueille actuellement une exposition collective intitulée « Vibrasiyon Maloya », 4 regards croisés d'artistes sur un même thème.
Sur des toiles, du tissu, du bois ou du papier blanc, Jimmy Cambona, Cati Jams, Florence Vitry et Derf, donnent vie aux « figures » locales.
C'est au milieu de ces couleurs péi, que l'académie réunionaise « Arts et Lettres » et l'association des amis réunionnais de Sarda Garriga ont tenu le 11 décembre une conférence sur l'esclavage.
A quelques jours du 171ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage, proclamée par Sarda Garriga, de nombreux passionnés d'histoire se sont déplacés pour ce moment de partage sur la culture réunionnaise.
L'exposition « Vibrasiyon Maloya » est visible jusqu'au 31 janvier 2020 à la salle Moulin Maïs.

Les élèves de l'école de musique du Gol ont offert à leur famille un concert en privé ce 11 décembre.
C'est le groupe Gol Zik qui a ouvert les festivités avant que les élèves n'entament leur concert.
Au piano ou au chant pour les petits de l'éveil musical, les enfants ont offert un show digne de véritables artistes.
La prestation improvisée de Frédéric Piot et de ses élèves en batterie et percussions aura achevé de transporter le public déjà conquis par le talent et la prestance de leurs jeunes prodiges.

L'association "Juliette au pays des marmailles" offre aux habitants des quartiers des hauts ( Canots, Tapage, Makes et Gol les Hauts) la possibilité de s'exprimer librement dans un cadre sécurisant.
La pratique d'une activité artistique peut apporter du soutien, elle permet entre autre d'améliorer l'estime, la confiance, l'affirmation de soi, de mobiliser et d'améliorer la motricité fine...
Pendant une année, le Case des Canots accueillait les mardis matin des habitants de ces quartiers des hauts souhaitant participer à ces différents ateliers.
Au travers de balades bucoliques dans les quartiers et d'échanges nourris avec l'artiste Florence Vitry, les participants ont pu illustrer par le biais de quelques mots ou croquis, la vision qu'ils ont de leur quartier et les richesses qu'il recèle.
Une restitution de ces carnets de voyage a eu lieu ce 29 octobre dans le Case des Canots afin que tous puissent profiter et apprécier le travail réalisé par les participants.
Le site de l'ancien parc aquatique du Gol a pris des couleurs depuis le week-end des 26 et 27 octobre.
En effet, près de 25 graffeurs, bombes à la main, ont investi le site pour recouvrir un mur de 150 m, de peintures toutes plus originales les unes que les autres.
Les associations Graffiti 974 et Lord organisaient là, la 1ère édition du Graffiti 974 Jam, un véritable festival de bombes et blazes.
Mais si le clou de ces deux journées était la réalisation de cette fresque géante, il s'agissait pour les associations de faire découvrir le monde du hip hop à un large public au travers de la danse, de la musique, de tout un style de vie qui reste méconnu.

Po fet la somen kreol, teat kabary ek la BDR la organiz un kabar fonnker dan dé trwa vil la rényon. Sin Loui té dedan é la fé sa dan moulin maïs la ba koko lo 29 oktob.
Ban domoun té la, la partaz zot rèv si in fonnker é zot la di in ti fraz bonn chanson conu la renyon. lé tout té kontent ti momen fonnker partazé ek lo kèr mèm !

En tournée à La Réunion, les artistes Lycinaïs Jean et E.Sy Kennenga se sont arrêtés dans les jardins de l'ancienne bibliothèque de La Rivière, le dimanche 20 octobre.
Ils ont proposé au public un concert un peu particulier, le concert silencieux, pas de sono ni de podium ou de barrières, les artistes sont posés au plus près de leurs spectateurs qui les écoutent grâce à un casque.
Une proximité qui créé un vrai moment d'intimité et d'échanges entre les artistes et le public.
Au rythme de leurs guitares, les deux chanteurs ont entraîné leurs fans dans des ballades amoureuses le temps d'une soirée.
Le concept du concert silencieux semble avoir fait de nouveaux adeptes, "on se sent un peu plus en tête à tête avec les chanteurs", confie un spectateur.

« La règle d'or de la bonne conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents ». Mahatma Gandhi.
Le Mahatma qui signifie « Grande Ame », n'avait que 24 ans, lorsque lors d'un voyage en Afrique, il est confronté pour la 1ère fois à la discrimination raciale.
Toute sa vie durant, il combattra alors l'inégalité sociale avec pour seules armes la tolérance, la non violence et la grève de la faim. Un combat qui lui vaudra d'être emprisonné puis assassiné le 30 janvier 1948 à Delhi.
Le Mahatma Gandhi, icône de la non violence est aujourd'hui encore célébré de part le monde. A Saint-Louis, où une stèle a été érigée en son honneur en 2014, un hommage lui a été rendu le dimanche 6 octobre, à quelques jours de son 150ème anniversaire.
La cérémonie organisée par l'Ashram Ramakrishna India Reunion Museum a rassemblé un public aux différentes religions, pour se rappeler que le grand homme a prôné toute sa vie la tolérance pour un monde sans violence.