Culture
A l’occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, une journée de sensibilisation s’est déroulée au centre de lecture de Bellevue.
Ce 10 mai avait pour but de définir le thème de la traite, ses causes et ses conséquences, et aussi permettre d’engager une réflexion sur la mémoire de l’esclavage.
Exposition commentée, projection documentaire et divers ateliers de jeux ont rythmé la matinée. L’après midi était consacré aux ateliers tels que tressages de coco, peinture de travail dans les plantations, slam et pour clôturer la journée remise des paniers faits en tressage de coco.

Pendant que certains commémoraient la victoire de 1945 par le traditionnel dépôt de gerbes, d'autres faisaient battre leur roulèr et sonner leur kayamb sous les poivriers de Moulin Maïs.
En effet, c'est à Bois de Nèfles Cocos dans le parc de Moulin Maïs, que s'est déroulé le pique-nique partage organisé par l'association Zenfan Kabaré le 8 mai dernier.
Après un repas copieux préparé par les membres de l'association et leurs familles, chacun de leur instrument s'est mis à jouer et chanter du maloya.
Les enfants ont, quant à eux, pu découvrir où redécouvrir des jeux lontan : capsule ou encore la marelle ont su divertir les plus jeunes. La journée s'est terminée par un rond maloya comme dan tan lontan.

L'association Coeur de rue, qui oeuvre à promouvoir la culture urbaine, et le Contrat de ville ont lancé un sacré défi aux jeunes Saint-Louisiens.
En effet, le samedi 27 avril, le gymnase de Roches Maigres s'est transformé en "dance-floor" le temps d'un concours chorégraphique.
Pour l'occasion, pas de thème imposé, hip-hop, dance-hall, maloya, koupé dékalé, les groupes ont rivalisé de talents sur différents styles musicaux afin de décrocher le titre du "best crew" de Saint-Louis.
Parmi les prétendants au titre, on retrouvait Julien et Brice, lauréats du 1er prix pour la chorégraphie la plus expressive du concours régional handi-danse qui s'est tenu le 9 avril à Sainte-Marie. Les 2 Saint-Louisiens iront défendre les couleurs de la Réunion au concours national prévu à Dunkerque en juillet.
C'est finalement le groupe Mafarow Gang qui a remporté le concours sur un afro Koupé dékalé. En plus du trophée, les jeunes seront suivis par les membres du jury, eux-mêmes spécialisés dans différents styles de danse.
Ils auront 1 mois, pour se perfectionner voire découvrir d'autres styles.

Le Karmon, ou carnaval "malbar" est un évènement encore peu connu à La Réunion.
A Saint-Louis, c'est dans le quartier du Gol que tous les 2 ans, et ce depuis des décennies que la communauté tamoule célèbre le karmon lors de la période de pâques.
Pour l'occasion, chacun confectionne lui-même son costume, souvent très coloré agrémenté d'un masque parfois très effrayant.
Au son des tambours et des cloches, à la nuit tombée, tous défilent dans les rues puis se rassemblent et dansent autour du "arasânikâl", qui sera brûlé à la fin des festivités.
Passionnés par cette fête traditionnelle, l'artiste Jean-Marc Lacaze et Caroline Donna Rumma ont photographié quelques uns des costumes pour les exposer et faire découvrir cette culture au plus grand nombre.
Ils réalisent actuellement un documentaire sur le karmon, où on peut y découvrir des témoignages sur la préparation de cette manifestation cultuelle.
Cette action financée par le Contrat de Ville dans le cadre du Fond d'initiative de proximité (FIP) a pu être menée également grâce au partenariat de l'association Gol action culturelle.
A l'occasion du vernissage, le 20 avril dernier, "tonton Luc", figure incontournable de cette culture était présent aux côtés des artistes à la Maison de projet du Gol où l'exposition est toujours visible.
"San mwin, na poin le karmon" résume-t-il. Il participe en effet, activement aux préparatifs du carnaval et est très fier de pouvoir transmettre ses savoirs aux plus jeunes.

Le dimanche 14 avril dernier, les tamouls de la ville de Saint-Louis mais aussi de l'île ont célébré le nouvel an tamoul. C'est un jour important pour la communauté, considéré comme celui où Brahma a commencé la création du monde.
Cette journée se débute pour les fidèles par la prière au temple vêtus de leurs nouveaux habits après avoir allumé une lampe dans leur maison.
Pour le docteur Chanemougame, président de l'association Tamij Sangam, "le jour du nouvel an doit être une journée d'introspection où on doit faire une pause et regarder dans le passé pour pouvoir repartir sur de bonnes bases".
Afin de préparer le passage dans l'année 5120, plusieurs associations tamoules et fidèles se sont retrouvées à l'Ashram Sri Ramakrisna de l’Étang du Gol pour faire de cette journée une journée de partage, de rencontre et de festivités.
Durant cette journée les visiteurs ont pu profiter de plusieurs stands où le mélange de couleurs et de saveurs étaient au rendez vous. Ils ont notamment pu découvrir de nouvelles épices et l'art culinaire indien.
Un beau plateau artistique est venu clôturer cette journée haute en couleur.

L'école de musique du Gol vous propose
Des cours de piano à partir de 7 ans :
- les mardi de 16hà 16h30
- les jeudi 16h à 16h30 et de 18h à 18h30 )
Des cours de guitare à partir de 12 ans :
Cours d'harmonie (théorie musicale occidentale),
- le mardi, mercredi et vendredi après-midi de 13h à 18h
- le samedi matin.
Des cours de percussions / batterie tout public
- le mardi à 18h30
- le mercredi à18h et 18h30
- le samedi 13h30
Ecole de musique du Gol
Tél : 0262 24 10 12
31, rue du Père Christian Fontaine
le Gol / 97450 Saint-Louis

La France a célébré la 3ème édition de la fête du court métrage, du 13 au 19 mars. Le projet soutenu par le CNc (Centre National du Cinéma) est relayé à La Réunion par l'association Cinékour.
Cette dernière, fondée par Elsa Dahmani, encourage les auteurs en les accompagnant vers la conception de courts métrages de qualité.
L'association a aussi pour objectif de faciliter l'accès à des courts métrages de prestige au grand public.
Les Saint-Louisiens ont ainsi profité de cette fête nationale avec la projection de 6 courts métrages, le mercredi 13 mars dans la salle Moulin Maïs à Bois de Nèfles Cocos.
Une animation très bien accueillie par les enfants et leurs parents, et qui pourrait peut-être faire naître un futur Steven Spielberg.
La Région Réunion a fait le choix de mener une politique culturelle de proximité par le biais de son projet « Guétali ».
Artiste connu des scènes réunionnaises, Fabrice Legros était en concert à Bellevue le 8 puis a Petit Serré le 9 mars. 2 concerts en toute intimité au sein même des quartiers retirés, but premier de ce projet de culture pour tous.
La démarche a été bien accueillie par les habitants. Si certains se sont déplacés devant la maison de quartier, d’autres ont apprécié les ballades de l’artiste depuis leur portail.
L'association "La p'tite scène qui bouge" et le Contrat de Ville de Saint-Louis ont invité les enfants à un goûter spectacle, le vendredi 1er mars à l'école de Bois de Nèfles Cocos.
Posés sur des tapis et des coussins, attentifs, les marmay du quartier sont venus assister à la lecture un peu particulière du livre "Boumi et le gâteau de riz".
Pour la narratrice, Isabelle Le Guenan, une histoire se raconte mais surtout elle se vit. Les enfants peuvent aussi toucher, mimer, goûter, écouter l'histoire mais aussi les sons comme celui du riz dans la "vanne".
Cette première de la "Ptite scène qui bouge" à Saint-Louis était juste une mise en appétit. L'association et le Contrat de Ville souhaitent pérenniser l'action à compter du mois de mai.
Bernard Rainero avaient rendez-vous avec les écoliers de Paul Salomon ce lundi 25 février.
Après la découverte de ses oeuvres à Moulin Maïs, l'artiste a invité les marmay a un exercice bien particulier auquel ces derniers se sont livrés avec enthousiasme.
En effet, le temps d'une matinée, les écoliers ont pu s'essayer à recréer les tableaux exposés.
Guidés par Bernard Rainero, les petits visages concentrés, les petites mains affairées, les artistes en herbe ont dessiné l'art à leur manière.
Peut-être qu'un jour, à leur tour eux-aussi exposeront leurs propres oeuvres dans cette même salle.










